omprendre les enjeux de la réforme du DPE en 2026
Le diagnostic de performance énergétique, connu sous le sigle DPE, s’apprête à connaître une transformation majeure à l’horizon 2026. Ce nouveau cadre réglementaire marque une étape importante pour tous les acteurs de l’immobilier : propriétaires, syndics de copropriété, bailleurs et agences immobilières sont concernés. Pour assurer la transition en douceur, il est essentiel de prendre la mesure des évolutions prévues et de s’y préparer efficacement.
Une nouvelle méthode de calcul pour les logements chauffés à l’électricité
Au cœur de cette évolution, la méthode de calcul du DPE va évoluer, notamment concernant le coefficient utilisé pour évaluer la consommation électrique. Celui-ci sera ramené de 2,3 à 1,9 dès le 1er janvier 2026, ce qui constitue un ajustement de 17 %. Cet alignement sur les pratiques européennes aura des conséquences directes sur la classification énergétique de nombreux logements.
- De nombreux biens chauffés à l’électricité verront leur étiquette énergétique améliorée, ce qui offrira de nouvelles perspectives lors de leur mise en vente ou en location.
- Environ 850 000 logements chauffés principalement à l’électrique pourraient sortir de la catégorie des passoires thermiques. Cette évolution devrait alléger les contraintes qui pesaient jusque-là sur leurs propriétaires.
- Ce calcul révisé s’appliquera pour tous les diagnostics réalisés à partir du début de 2026. Les rapports émis entre juillet 2021 et janvier 2025 conservent leur validité, sous réserve d’obtenir une attestation officielle adaptée à la nouvelle réglementation, sans exiger un nouveau passage de diagnostiqueur.
Comment mettre à jour un DPE existant ?
Pour ne pas perdre le bénéfice du classement réactualisé, il est possible d’obtenir une attestation officielle délivrée par l’ADEME. Ce document permet d’actualiser la note énergétique d’un bien établi selon l’ancienne méthode, sans recourir à un nouveau diagnostic. Ce dispositif se révèle particulièrement précieux pour les transactions prévues après l’entrée en vigueur de la réforme.
- Le téléchargement de l’attestation adaptée au nouveau calcul s’effectue en ligne, directement sur le site de l’ADEME.
Pour obtenir ce précieux justificatif, il suffit de se rendre sur cette plateforme officielle.
L’obligation du DPE collectif élargie à toutes les copropriétés
Autre évolution déterminante : à partir du 1er janvier 2026, toutes les copropriétés, quelle que soit leur taille, devront posséder un DPE collectif. Jusqu’à présent, cette exigence ne touchait que certains ensembles immobiliers, mais elle s’étend désormais à la totalité du parc collectif. Les immeubles détenus en monopropriété, eux, sont d’ores et déjà soumis à cette obligation depuis 2024.
- La généralisation du DPE collectif permettra d’avoir une vision plus précise de l’état énergétique des bâtiments et de cibler plus efficacement les rénovations à entreprendre.
- Les gestionnaires de copropriété et les conseils syndicaux doivent s’organiser dès maintenant afin d’intégrer ces futures démarches à leur agenda.
Pourquoi anticiper ces changements ?
Se préparer en amont à la refonte du DPE réserve de nombreux bénéfices :
- Une meilleure clarté dans les échanges immobiliers, offrant aux acheteurs et locataires une information énergétique fiable et à jour.
- Les professionnels qui s’adaptent tôt aux nouvelles exigences profiteront d’un avantage appréciable lors des transactions, qu’il s’agisse de négociation ou de réactivité à la mise en location.
- Les propriétaires peuvent s’appuyer sur des spécialistes certifiés pour l’établissement du diagnostic, son actualisation et le suivi du dossier, mettant ainsi toutes les chances de leur côté pour réussir leur projet.
La réforme DPE en 2026, une étape clé pour la transition énergétique
Les changements à venir concernant le DPE constituent une avancée pour la performance énergétique du parc immobilier français. Actualiser ses documents, s’informer et solliciter les attestations nécessaires permettront de sécuriser toutes les transactions futures et de valoriser les biens concernés. Pour tous les intervenants du secteur, il est conseillé d’anticiper dès maintenant ces ajustements, afin d’éviter toute complication au moment des ventes et locations à partir de 2026.